31 mars 2008
La saga se termine...
La fin de la saga Pythagore se termine, enfin mal, enfin ça dépend pour qui.
Tout à l'heure repas chez lui avec d'autres. Je m'arrange pour que tout le monde se barre et qu'on reste à 2. Déjà, il semblait pas à l'aise, mais me barrait le chemin quand même. Il finit par descendre et je lâche : "Moi, je suis pas comme Miss Pot-de-Colle, je comprends que quand on répond pas à mes sms, il faut pas persévérer. Je me drape dans ma dignité et je lâche l'affaire. Sauf que je me suis sentie bien con et j'ai eu bien honte, mais c'est pas grave.
- Je sais, je suis un vieil ours qui vit seul avec son chien et finira vieux garçon.
- C'est ton problème.
- Enfin je t'avais pas mis dans le même sac que Miss Pot-de-Colle. (Heureusement, tiens, il me rassure !!!) Tiens t'as vu aujourd'hui, je suis encore plus beau, j'ai ma belle chemise (c'est ça, joue au con)
- Oui, peut-être, mais maintenant j'en ai plus rien à foutre, je te regarde plus. Bon allez, salut. Enfin tout ça tu le gardes pour toi, hein."
Et voilà. Tout s'est passé comme prévu finalement. Ce type n'assure rien, a peur. Il me rejette et pourtant j'ai l'impression qu'il veut continuer à garder l'ambiguïté. Il se tenait tout près de moi et me fixait, genre pour voir si j'allais lui sauter dessus. C'était peut-être la solution, mais je voulais pas me faire éjecter.
Donc je suis hyper vexée, mais tant pis pour lui. Il est peut-être passé à côté de l'occas de sa vie. Quand je pense que son pote Thalès paierait pour que je lui fasse de telles déclarations.
C'est fou, mais en même temps, maintenant j'ai l'impression d'avoir brisé la glace et j'ai presque envie de relancer le sujet dès ce soir en l'appelant.
Oui, oui, maso...
30 mars 2008
Péripéties et rebondissements
Qu'est-ce qu'on se marre aujourd'hui ! Déjà, cette nouvelle heure, c'est le pied, je suis en retard pour la journée et n'ai pas encore fait grand chose. Ah, si, lessive et passé l'aspi. Mais le master... (enfin, j'ai maintenant quasiment 80 pages).
Mais surtout rebondissements, rebondissements. Pas de nouvelles de Pythagore, évidemment. Mais c'est Thalès qui est venu sonner à ma porte ! Pour un prétexte sans intérêt, puis pour me dire qu'il avait passé une mauvaise soirée, notamment à cause de la présence de Beau Gosse divorcé. Il est resté peu de temps, mais, avant de partir, s'est arrêté devant la porte pour me dire : "Tu étais vraiment sublime hier soir, ça te va bien tes cheveux, vraiment" avec le regard trouble. Ok ok tout va bien, enfin un qui a des couilles, sauf que c'est pas le bon !!! Je me suis demandée s'il savait pour le sms, car il a vu Pythagore ce matin ; s'il avait été mandaté ; s'il se découvrait pour me récupérer ; ou si tout ça n'était que coïncidence. Enfin, bon, moi Thalès il me plaît pas du tout, mais du tout du tout !!!
L'autre péripétie du moment, c'est ma mère qui m'appelle pour me donner des nouvelles d'un ex, enfin l'Ex, celui du lycée avec qui ce fut dramatique, dont je n'ai plus de nouvelles depuis 8 ans et qui est ami d'un nouveau collègue de mon père (donc lui en a parlé, a donné le bonjour, etc etc). Et il se trouve que j'ai toujours eu envie de le revoir, puisque je passe très régulièrement en voiture devant la maison de ses parents "pour voir"...
Et j'ai toujours mal au crâne comme si un camion m'était rentré dedans.
Un réveil difficile
Nuit mouvementée et désagréable. Ce sms m'a hantée, j'ai très mal dormi. Faut dire aussi que j'avais bu un coca juste avant... A 7h30, j'étais déjà réveillée. Finalement j'ai somnolé un peu plus. J'ai très mal au crâne (mais je n'ai pas bu hier), j'ai l'impression qu'un semi-remorque m'est passé dessus.
Faut-il ajouter que je n'ai aucune nouvelle ?
Allez, juste pour rire : fin de soirée, tour de table lancé par Beau Gosse maintenant divorcé (et oui, il faisait partie de la fête) : les gars, quel est votre style de fille parmi les femmes célèbres, stars et compagnie ? Tous répondent et nous font rire. Arrivée à Pythagore, mal à l'aise. "Ben je sais pas, moi faut que je connaisse la fille." Hors-sujet, comme diraient les gamins. Finalement, il nous a dit : "une fille simple, hein, qui fait pas trop la belle." On a eu du mal à trouver des exemples pour avoir son approbation.
Bref. Le décor est planté. Le type ne s'est jamais dit en regardant un film : "Celle-là, je me la ferais bien." Je suis dépitée. Moi, avec ma liste (Pierce, Matt, etc), j'ai eu l'impression d'avoir 12 ans.
Voilà j'ai envoyé le message, et j'ai honte, tout à fait honte. Je regrette d'avoir appuyé sur OK. Ce n'était pas celui des brouillons, que j'avais effacé dans la journée.
"Si tu as assez de batterie (oui, son téléphone déconne), tu sauras que même sans chemise je t'ai trouvé très charmant ce soir. Mais avec tout le monde autour, j'arrive jamais à te dire tout ça."
C'est totalement nul, gamin et sans intérêt. J'ai l'impression d'entendre les rires de série américaine autour de moi.
Je vais pas pouvoir le regarder en face au collège. Grosse honte.
29 mars 2008
Fin de semaine violente
Contente d'être enfin en week-end, après avoir passé des heures de cours à renifler et tousser sur les élèves. Va faire une dictée en parlant du nez, tiens. Je suis sûre que certains auront fait des fautes à cause de ça.
"Du d'oses bas rengondrer bon regard" Je vais me marrer à la correction !
Hier fut aussi un grand jour de remontée de bretelles et sanctions en tout genre. Faut dire que les 6e ont tapé fort. Fernand et Désiré (ça fait classe avec de tels prénoms !) qui font les 400 coups dans le couloir et chez les autres, mais pas trop chez moi car je suis PP, faut pas être débile quand même, se sont fait prendre la main dans le sac.
Jeudi - 16h20 - Fin de journée à renifler. Je fais machinalement le tour pour vérifier qu'ils ont fait leurs exos, quand, passant derrière Fernand, je vois une feuille rangée dans le classeur mais ayant été au préalable pliée en 8. Oh, oh, la colère commence à monter, je vais lui dire que son classeur n'est pas un torchon, et là je vois que l'écriture est celle de Désiré. Oui, Désiré fait son exo, puis le recopie pour Fernand, le plie en 8, le met dans sa poche, puis le donne à Fernand avant le cours. Malin et bien organisé ! Seulement ils oublient que c'est moi la prof. Et moi je connais toutes leurs écritures. Ils ne sont que 18 et quand ils oublient de mettre les noms sur les copies, j'arrive toujours à les identifier. Je lui dis donc un peu en me marrant : "C'est bien, mais c'est Désiré qui l'a fait." Et là, il hurle plus fort que moi que c'est n'importe quoi, presque que je suis tarée. Je prends la feuille, lui demande de prendre la correction, et prends la feuille de Désiré.
En fin d'heure, comparaison des feuilles (mais de toute façon, je n'avais pas besoin de ça). Et toujours pas d'aveu. "On ne va pas avouer quelque chose qu'on n'a pas fait." Ah, ah, faites les malins, vous êtes tombés sur plus fort que vous. "C'est toujours Fernand le coupable de toute façon, jamais les autres." Mais oui mon ptit Fernand, mais les autres évitent de faire des conneries. Tiens d'ailleurs, je revois le père de Fernand m'aboyer dessus il y a 2 semaines en disant : "C'est toujours Fernand le coupable, regardez les autres aussi !" Bref, à 17h, j'emporte les pièces à conviction, je tombe sur des collègues et le Chef qui sont d'accord avec moi.
Vendredi - 11h : Fernand, drapé dans sa dignité : "Nous ne dirons rien car nous n'avons rien à dire" J'ai envie de lui répondre comme eux : "Ouais, Fernand, LOL" Je dis : "Bon, normalement tu vas voir M. le Chef cet après-midi pour lui montrer ton carnet (= combine de surveillance hebdomadaire mise en place, qui montre à quel point Fernand est irréprochable), nous serons 2 de plus : Désiré et moi. A tout à l'heure !"
16h : Arrivée de Fernand plus si à l'aise. Nous le faisons entrer dans le bureau. Sans blague, il croit quand même pas qu'il va rester devant la porte ! M. le Chef appelle au CDI, à la vie sco pour traquer Désiré, finit par ouvrir la fenêtre, le voit, lui fait signe. Bon, l'interrogatoire peut commencer. Je revois les scènes de torture d'Alias et j'ai envie de me marrer. "M. le Chef, je peux lui enfoncer la première aiguille ?" "Puis-je commencer à lui injecter le penthotal ?"
Il rappelle les chefs d'accusation, je fais l'outrée, montrant bien que c'est surtout le fait qu'ils nous prennent pour des quiches qui me révolte. Ils baissent la tête et ne disent rien. M. le Chef hurle. Ça fait toujours son petit effet. Enfin, pas sur eux. Tu parles, ils ont les grands frères devant qui se sont bien moqués de M. le Chef, alors... M. le Chef menace d'appeler papa. Toujours rien, mais Fernand est de plus en plus mal. "C'est votre dernier mot ?" De nouveau, je me marre intérieurement. Et là, Fernand fait faiblement : "gmffmrfmggrfff" "PLUS FORT !!!" "C'est lui qui m'a fait mon travail" "Non c'est vrai ? déconne !!!"
Enfin, on les a eus. En attendant, Désiré est un vrai bon complice, il ne lâche rien. Du coup, ils iront en cabane tous les deux un mercredi après-midi entier. Ça leur apprendra à vouloir me duper !
Bon sinon j'ai collé une heure à Corentin, qui n'arrête pas de pas faire exprès et qui, lui aussi, veut crier plus fort que moi. Ce qui d'ailleurs n'est pas dur, vu que j'ai moins de voix qu'eux, et que je préfère les remarques froides et acerbes.
Après tous ces événements, coup de fil du pote de Pythagore (le colis, souvenez-vous), qu'on va appeler Thalès, pour faciliter le récit. Eh oui, Thalès m'appelle et m'invite souvent, et je crois même qu'il me drague très ouvertement. Son copain devrait en prendre de la graine ! Je suis donc allée boire un verre avec eux deux, puis resto. Soirée sympa, Pythagore parle de plus en plus de lui. Mais c'est rigolo, Thalès semble m'avoir mieux cernée. Enfin, disons qu'il ose plus rentrer dans le tas. Ex : nous parlions de tatouages, je disais que c'était pas mon truc. Là Thalès dit : "Ah oui, tout ce qui est engagement, c'est pas ton truc !" Pan. Dans le mille. Ceci dit, Pythagore doit être encore moins fan du tatouage que moi ! Il n'empêche que Pythagore n'aurait jamais fait une remarque comme ça. Il n'ose pas s'approcher, ni physiquement, ni dans les mots. Enfin, je suis peut-être négative, car il avait dit à Thalès que j'avais changé de couleur de cheveux, il m'a dit qu'il faudrait que je vienne faire du canoë avec eux, alors c'est déjà pas mal ! Il m'a déposée devant chez moi, et il ne manquait pas grand chose pour que je l'embrasse, mais j'ai encore été retenue par quelque chose. Je ne sais pas quoi. Si, peut-être son chien qui me regardait dans la voiture !
Bon ce soir, rebelote, ils veulent même qu'on finisse en boîte, vu que je les y ai trainés l'autre fois. S'il ne se passe rien, je lui envoie en rentrant le sms qui est enregistré dans mes brouillons.
Et on verra.
27 mars 2008
Je suis malaaaaaaaaaaaadeeeeeeeee !!!
Plus de peau sous le nez, voilà le résultat de 1400 mouchages par jour. Cette crève ne passe pas, je fais cours en parlant du nez, ce qui fait pitié aux 6e, énerve les 3e qui ne comprennent rien, amuse les collègues. Conclusion : on devient atroce en vieillissant. En attendant, j'ai le cerveau mou comme une guimauve et je n'ai pas pu aller nager cette semaine.
Toujours pas pris de décision pour les muts. Je vais peut-être quand même mettre Ptit Collège ZEP.
Pythagore pas du tout du tout causant. Je l'évite moi aussi. Je ne sais pas pourquoi. Hier il m'a rappelée quand même, je lui avais laissé un message pour les muts. Il a essayé de me conseiller. Conseiller de rester d'ailleurs. J'ai appris par une source extérieure qu'apparemment il aurait dit qu'il n'avait pas envie de s'engager (avec les filles, hein, pas avec moi précisément).
Hier soir, repas très sympa avec E., son copain et A. Ça faisait très longtemps. Ça m'a fait du bien de les voir et de ne plus faire l'ourse des montagnes. J'avoue (à ma grande honte) qu'elle m'a presque fait envie, même si je pense qu'elle ne se rend pas encore bien compte de ce que sera la vie avec un bébé dans quelques mois...
Ce soir, avec le nez rouge et l'esprit embrumé, je me sens un peu seule, c'est vrai.
Au fait, le beau ptit coiffeur est bien homo.
25 mars 2008
H-1 avant le début des muts
Très drôle, le Rectorat : ouverture du serveur le 26 mars à 0h00. On sait jamais, des fois qu'on ait des insomnies. Ou c'est plutôt le choix à faire qui pourrait en donner !
Ce soir, je n'aurai pas de problème pour m'endormir, malgré les muts, avec le nez comme une tomate et la tête comme une pastèque. Merci la neige de ce week-end, merci le froid ; je n'ai pas été enrhumée de tout l'hiver, heureusement que le printemps est là pour ça ! Du coup, mon état comateux a gâché l'effet que j'avais préparé aujourd'hui : eh oui, je suis devenue presque brune, en tout cas châtain bien plus foncé que je ne le pensais. Adieu les mèches blondasses, je ne pouvais plus les voir ; j'ai récupéré (me semble-t-il, car c'est foncé tout de même) ma vraie couleur, celle que je n'avais pas eue depuis près de 15 ans... Je suis jolie, d'après les élèves ; pas assez claire d'après 2 vieilles biques qui m'ont vexée ; sans opinion pour Pythagore, qui n'a peut-être pas voulu voir... Il faut dire que c'est un peu histoire sans paroles depuis la fin de semaine dernière, j'ai tenté de l'appeler plusieurs fois pour lui parler des muts, mais il n'est jamais là et rentre trop tard pour me rappeler (et non, je n'ose pas l'appeler sur son portable). J'étais prête à lâcher l'affaire, agacée, lorsque je l'ai vu rougir en me parlant à 15h (je ne me souviens même pas pourquoi). Il est grave, quand même, mais attendrissant !!!
Bon le souci de la semaine, ces saloperies de muts. Ou réfléchir à son destin. Trois solutions :
- Je demande des lycées, uniquement, pour être sûre d'avoir ce que je veux, et oh, miracle ! J'en obtiens un. Je bois pendant 10 jours pour fêter ça.
- Je n'ai aucun établissement voulu, ou je ne demande rien et je reste TZR, mais je ne perds pas mes points d'ancienneté dans le poste et je continue à engranger jusqu'à ce que je puisse avoir ce dont je rêve. Oh joie ! A moi de nouveau la vie pleine d'imprévus et de kilomètres, de rencontres plus ou moins agréables, d'expériences plus ou moins enrichissantes, de chantages du Rectorat... En sachant que pendant un trimestre je peux avoir le congé mater d'E et être à 2 km de chez moi. Mais après ? Je bosse, je bosse, je roule, je roule.
- Je demande Ptit Collège ZEP et je l'obtiens, ce qui n'est pas gagné, mais pas impossible. Bonheur ! Je travaille encore avec Mamie aigrie et les 6e peu dégourdis, mais attendrissants, j'ai l'impression de ne rien faire d'enrichissant, d'être une demi-prof, d'avoir eu l'agrèg pour rien, mais je ne suis pas fatiguée et j'ai une vie sociale fabuleuse, au milieu de collègues pas si désagréables que ça. J'en prends pour 10 ans au moins à m'encroûter, à gagner des points ZEP qui finalement ne me serviront à rien pour le type de voeu qui m'intéresse, mais je n'ai que 3 km à faire pour aller au collège. Je fais vivre le latin et je reste avec ces petits élèves dont les parents m'ont demandé la semaine dernière s'ils m'auraient l'an prochain, mais je ne sais plus faire de dissert.
Voilà les données du problème. En sachant qu'on peut d'emblée éliminer la première solution... A ajouter dans la balance : l'envie de tenter ma chance à l'étranger à plus ou moins long terme - détachement ou dispo, à voir -, le désir de continuer à apprendre pour moi (puisque ces satanés élèves, eux, ne veulent pas apprendre) et d'entreprendre quelque chose de nouveau, comme une Licence de Grec moderne mention FLE par correspondance, et donc la nécessité d'avoir du temps libre, beaucoup, pour travailler les cours...
Et de l'autre, la prise de conscience qu'il faut un jour cesser de vivre avec ses illusions puériles et ne pas bâtir de châteaux en Espagne...
JE NE SAIS PAS CE QUE JE VAIS FAIRE !!! ET JE DOIS AVOIR PRIS UNE DÉCISION AVANT LE 11 !!!
21 mars 2008
Week-end prolongé
Me voici au week-end tant attendu, éreintée... Les élèves sont très énervés en ce moment, c'est la rébellion généralisée.
Je me pose des questions quant aux muts, qui arrivent. Je croyais avoir une solution, mais j'hésite de nouveau... Le week-end me portera peut-être conseil.
Pas d'offensive du côté de Pythagore. Seulement piscine mardi et bouffe, avec d'autres, évidemment. Très proche en début de semaine, pas de paroles ni hier ni aujourd'hui. Ça ne fait rien.
Je prépare activement mon voyage en Grèce, dans moins d'un mois.
16 mars 2008
Un peu apaisée après cette soirée. Oui, oui, il y a pas mal de lourdingues autour et, à la réflexion, c'est aussi pour cette raison que je n'agis pas comme d'habitude. J'ai beau ne pas sauter sur les gens, j'ai normalement bien plus d'assurance.
Bilan des courses : je pense que, même si rien de véritablement concret ne se passe, il a fait du chemin. Désormais, il va falloir privilégier les moments en tête-à-tête, où il est plus bavard que dans un groupe comme hier, où il est beaucoup plus lui. Et puis surtout, ça évitera les remarques désobligeantes de certains, qui nous indisposent tous les deux.
Ensuite, je viderai mon sac.
Retour de soirée en larmes
Allez, c'est bon, je lâche l'affaire, c'est impossible, rien ne se passera jamais.
Je me suis fait embarquer dans une soirée dansante fort sympathique, avec la bande habituelle. Soirée plaisante, bien commencée, des petites attentions de sa part, etc.
Mais finalement, rien, que du gros rien, de l'énorme rien me criant à la face d'arrêter de m'acharner. Je ne le comprends pas, et lui ne me comprend pas non plus, j'ai l'impression.
Oh, ne soyons pas négatifs, il a fait des progrès, on a réussi à le faire parler de cul ce soir. Nous passons notre temps à nous charrier, mais voilà, point.
Et à force, il m'intimide, je le sens tellement glacial, parce qu'il est complètement empoté, que je n'approche plus.
Morceaux choisis : je colle lentement ma cuisse contre la sienne (il mangeait à côté de moi) et il l'a retirée. Oui, oui, il doit pas penser que je le fais exprès. Les boules. Ensuite, des slows et je l'invite, car sinon, ah ah, nous serions restés là à ne rien faire. Mais nous n'avons pas fait grand chose de plus. Il faut être bien doué pour pouvoir entretenir la conversation pendant qu'on danse. Et moi qui me collais contre son épaule. Rien, aucune réaction. J'avais l'impression d'être à une boum de collège, à danser avec un type plein d'acné, coincé, qui se dandine au lieu de véritablement danser.
Juste quelque chose qui ne m'a pas fait réagir sur le coup : je lui fais un compliment sur sa chemise (une que je lui ai choisie) et continue en disant que j'ai le plus beau cavalier, et là il me rappelle des trucs que je lui dis en le charriant : "oui, oui, sauf que j'ai des oreilles pointues, un début de calvitie et des grands orteils !" Mais comme le ton était à la rigolade, impossible de lui dire en le regardant bien en face : "Non, tu me plais comme tu es." En fait, en y réfléchissant, il est certainement aussi en colère que moi maintenant. D'ailleurs, dans la voiture, nous étions tous les 2 derrière et nous ne nous sommes pas parlés. A l'aller je me disais qu'au retour je lui prendrai la main. Je n'ai pas eu le courage, et pourtant je n'ai pensé qu'à ça pendant le quart d'heure de trajet. En arrivant, il s'est barré très vite et à dessein : "Bon, salut tout le monde, je suis nase, je vais dormir.", et je l'ai mal pris, comme s'il voulait éviter que je ne lui parle.
Bref, je suis dég, oscillant entre la tristesse et la rage. Je voulais lui envoyer un message cash : "Tu me plais même avec tes oreilles, etc" mais ça ne sert à rien. Ce type ne fait rien.
Et moi j'ai l'impression d'être une femme castratrice. Surtout qu'à l'aller nous faisions en rigolant avec une autre collègue notre portrait de l'homme parfait : ça a dû le bloquer, tiens, il doit pas se sentir à la hauteur.
Bon allez, je vais me coucher, de plus en plus dépitée, car ne voyant pas la solution. Ah si, pour finir, très élégamment son cousin m'a encore sortie "Bonne à rien". Je n'ai pas répondu.


