06 mai 2008
Gonflée !
Mal de bide depuis quelques jours, encore la psychose de l'appendicite. Verdict : colopathie. Comme c'est glam' ! Me voilà à prendre des médocs de vieille et à me faire un régime hyper restreint (plus de pain complet, plus d'épices, plus de légumes crus, plus rien !).
Du coup ce soir je suis bien fatiguée, même pas le courage d'aller nager. C'est dommage, j'aurais certainement bien flotté ! On verra demain. Glandouille devant l'ordi, bêtement, alors que j'ai un master à terminer. Pas envie de me faire à manger, puisque je ne sais plus quoi manger.
Le beau temps ne réussit pas encore à me dérider totalement, faut dire que j'ai plusieurs raisons d'être mal à l'aise au collège. Le commérage anti-collègues n'a jamais autant battu son plein et je déteste de plus en plus me trouver près de Mamie Aigrie et Fraîchement-divorcée qui y vont fort dans le cassage.
Demain soir je suis invitée chez Thalès, et bien sûr y'aura Pythagore et tout le tralala, cousins and co. Je n'ai pas voulu refuser, façon de dire : "Pythagore, tu ne me gênes pas, je t'ignore", mais je ne suis pas bien sereine. Lundi midi je suis allée manger avec eux et pas très très facile la conversation. Ce qui me rend le plus folle, c'est de savoir qu'il n'en reparlera jamais. "Ah bon, t'as tenté de m'embrasser ?" J'espère seulement que Super cousin sera pas là demain, sinon... on va se marrer. S'il me dit encore que je suis bonne à rien, je suis capable d'être désagréable. Même si ce serait mieux de ne rien étaler à la face du monde...
Une soirée à regarder Bridget Jones, ça s'impose !
03 mai 2008
Début de la saison des barbecues
Barbecue ce soir dans notre jardin d'immeuble, 25° dans mon appart, les photos de la Grèce que je passe en boucle, du soleil, du soleil !!! Enfin !!!
Pont.
5 jours à traîner mes guêtres du bureau à la cuisine ; et beaucoup de temps les 2 derniers jours au soleil dans les escaliers à causer avec M. Voisin, trop trop sympa.
10 pages de plus, ce qui nous mène à 90 environ. J'y suis, c'est bon, dans un gros mois je pourrai soutenir. Après tout ce que cette saloperie de Master m'a fait endurer, je suis bien contente.
2 soirées cinéma, films bien con-cons (trop bon !), dans le petit ciné de quartier où le monsieur passe avec ses glaces (ça existe encore, oui, oui !).
Ce soir, merguez dans le jardin avec M. Voisin et ses copains. Ça sent les vacances !
Organisation des vacances avec A. Aurons-nous assez d'argent pour partir loin ? Enfin, pas très loin, disons du côté de la Grèce (comme c'est original). Envie de tenter les Cyclades ou le Dodécannèse. A voir. 2 autres personnes à embaucher au moins, car je ne partirai pas seule avec A.
Envie de bronzer comme une idiote, de mettre mon nouveau maillot turquoise, de faire la fête et de rencontrer plein de gens, de partout, différent de moi et d'ici.
Pas envie de voir les élèves... M. Voisin au courant pour Pythagore, le disculpe : "Il a peut-être eu peur".
Ouais, c'est sûr ; moi aussi parfois je me fais peur en me voyant dans la glace...
28 avril 2008
Rentrée de loin
Je n'ai toujours pas atterri, dur de faire cours dans ces conditions !
Mon voyage a été un vrai bonheur, une fois de plus, et m'a permis de m'aérer. J'ai vu des paysages beaux à couper le souffle, discuté avec des gens simples et adorables, marché sur mes pierres tant adorées.
C'est fou, mais là-bas, c'est un peu chez moi. Du coup, j'ai pu digérer toute l'angoisse de la dernière semaine de cours. Désormais, j'attends patiemment la fin, en me regardant faire cours. L'hypocrisie est là plus que jamais avec certaines. De l'autre côté, Pythagore se sent très mal à l'aise et aucun contact ne peut s'établir facilement entre nous. Il m'a demandé comment mon voyage s'était passé en rougissant. Pathétique. Et moi tout aussi pathétique de ne pouvoir le regarder en face.
Comme j'étais heureuse, comme j'étais bien en Grèce ! Et plus que jamais, maintenant, cette envie de tenter ma chance là-bas, d'essayer d'y vivre quelques années... Je cherche peut-être à fuir, mais j'aimerais avoir le courage de le faire, après avoir raté l'exil de l'est. J'échafaude des plans, de plus en plus cohérents, mais oserai-je ?
13 avril 2008
Vacances
Vacances, enfin. Je m'en vais chez mes parents, avant de partir en Grèce. J'ai besoin de calme, de silence, d'autre chose. Je n'en peux plus.
10 avril 2008
Plus que 5h
Vivement demain soir, je l'aurai bien mérité.
En plus de devoir affronter Pythagore, qui évite maintenant de s'approcher de moi, peut-être pour que je ne sois pas mal à l'aise, cet après-midi a été un concentré d'hypocrisie et de mensonges. Sans rentrer dans les détails, celle qui devait me faire un mauvais coup depuis longtemps, dont je me méfiais, a agi (La fraîchement Divorcée) ; ça ne me touche pas directement, si ce n'est que je me retrouve en porte-à-faux face aux élèves. Elle qui joue la copine très proche a, semble-t-il, "oublié" de m'informer de certaines choses. Enfin, ce n'est pas grave, il me semble que tout va exploser pour elle et son nouvel homme dans peu de temps, car la colère monte de toutes parts.
Ensuite la secrétaire, très (trop) bavarde, qui me met en garde contre une collègue avec qui je suis très souvent, qui est la seule au courant pour Pythagore : "Fais attention, elle parle beaucoup, sans se rendre compte."
Ça a fini de m'achever : ok, tout le collège est au courant de mes tentatives pour Pythagore...
Je suis sortie en rage du collège, en colère contre la terre entière. En rentrant, j'ai fait ce qui me semblait le plus logique depuis des jours et des jours, et que je n'avais pas le courage de faire, par peur : j'ai effacé le nom de Ptit Collège ZEP sur ma demande de muts. J'avais jusqu'à demain midi pour le faire, les événements d'aujourd'hui me sont apparus comme un signe. Ça fait trop, beaucoup trop : Mamie aigrie et la fraîchement Divorcée, Pythagore, et tout le reste. Je ne veux pas vivre dans la frustration. Ce ne sera certainement pas mieux ailleurs, mais au moins je le découvrirai. A 27 ans, je ne veux pas m'emprisonner ici, il faut que je bouge, que je rencontre des gens, des situations différentes, pour ne pas avoir l'esprit obtus des collègues d'ici. Je sais que j'agis sur le coup de la colère, mais au moins c'est une réaction passionnée, et j'en n'ai plus si souvent.
Après j'ai nagé plus d'1 km. Il ne me reste plus que la fatigue et l'amertume, l'envie de pleurer, et surtout la volonté d'arriver le plus rapidement possible à demain soir.
09 avril 2008
Après la bataille
Dure journée, mais j'avoue que j'ai été très douée pour l'éviter. Je ne lui ai pas dit bonjour de la journée et ne lui ai pas parlé. Je n'avais rien à lui dire. Il a vite compris d'ailleurs quand j'ai empêché le dialogue ce matin lors de la mise en rang de nos classes respectives devant nos salles. Même chose à 16h quand je suis partie me cacher sur mes copies en salle des profs et qu'il s'est réfugié au CDI pour travailler, alors qu'il m'avait dit hier, avant la tentative infructueuse, qu'il viendrait m'embêter.
C'est puéril de bouder, je sais, mais je voudrais au moins qu'il comprenne que non, je ne ferai pas comme Miss Pot-de-colle qui, malgré les râteaux, s'obstine à l'idolâtrer. J'ai une dignité aussi ! Non mais ! Et puis juste parce qu'il a osé me dire qu'il ne pouvait faire la gueule à Miss Pot-de-colle car il y aurait ensuite une mauvaise ambiance au collège, et qu'il n'aime pas les mauvaises ambiances. Là, face à tous, je fais comme si de rien n'était, mais je ne lui dis rien.
La soirée a toutefois été rude, car il y avait conseil d'enseignement puis resto, et je ne voulais pas aller au resto à cause de lui. Pendant le conseil, il a été obligé de s'adresser à moi. Pas le choix, mais je n'ai pas pris mon plus beau sourire. Au resto, j'étais loin et ce fut sans commentaire. D'ailleurs, nous nous sommes débrouillés pour ne pas nous dire au revoir.
Il est rentré à pieds et j'espère qu'il y a pensé.
A part ça, j'ai de l'eczéma qui sort sur les joues (la contrariété, ça faisait longtemps). Et puis j'ai décidé de laisser tomber. C'est pour ça aussi que la complicité est finie.
Allez, courage, dans 10 jours je suis en Grèce.
08 avril 2008
Dur ce matin.
Je vous ai jamais dit que sa salle était en face de la mienne ?
Lucinette, championne du monde du coup foireux
Grandiose ce soir, le vent dans toute sa splendeur ! Heureusement que les vacances arrivent ! Mais il reste encore quelques jours de cours... Je suis grillée, grillée, grillée...
LA HONTE !!!
The end pour la saga Pythagore. D'ailleurs j'aurais pas dû m'obstiner après la dernière fois.
Rétrospective d'un des plus grands rateaux de ma life.
Nous rentrons du ciné, il est garé vers chez moi. Nous discutons élèves, mais moi je ne dis que : "oui, oui". Dans ma tête je me persuade que là, il faut le faire. Je suis remontée à bloc. Nous rigolons bien, tout va bien.
Il me fait la bise. Je dérape sur ses lèvres. "Quelle maladroite !" se dit-il. 2e coup, je redérape. "Oh, non !" se dit-il. Nous ne rigolons plus. Je sens la honte me submerger, l'envie de me barrer en courant. Il ne répond pas à mes baisers, il est tout figé. Je tente de me blottir contre lui, en désespoir de cause. Il s'écarte. Je ne veux plus le regarder. De dos, alors qu'il ouvre sa portière, je dis sur un ton très détachée, très maîtresse de moi (alors que dedans, c'est Waterloo) : "Je suis plus maline que Miss Pot-de-Colle". Il rit. Quel con.
Je me sens trop mal. Je redoute demain. Je suis blessée dans mon orgueil surtout, car je le croise tous les jours. Il va falloir faire comme si de rien n'était... Aïe.
Ce type est trop trop bizarre. Il est asexué, c'est pas possible. Comme je me sens mal...
03 avril 2008
Vie pro : OK +++ - Vie sentimentale : Merde ---
Muts faites : Tout Lycée de la Grande Ville (= 4 voeux) ; 5e voeu : Ptit Collège ZEP. Comme ça, j'assure une certaine sécurité (ou pas, nous verrons).
Sortie scolaire vraiment géniale, élèves supers que j'adore ; bien contente de m'être décarcassée pour eux.
Pythagore s'est fait une entorse, le voilà handicapé. Je ne m'en suis pas rendue compte au collège, je l'ai donc appelé ce soir. Oui, oui, j'ai honte de trouver des prétextes à 2 balles. Précisons qu'entre nos demi-journées de libre et ma sortie, nous ne nous étions pas revus depuis lundi et les aveux. Miss Pot-de-Colle plus collante que jamais.
Et moi j'aimerais le voir tout le temps tout le temps. Comme je crains !!!
Sinon MSN avec J., après un très long silence. Et là, je sais pas pourquoi, peut-être pour tester sa psychologie puisque je le trouve sur certains points proche de Pythagore, je lui déballe par écran interposé ce que je n'ai jamais déballé en 8 ans : que j'en avais été folle, etc, etc. Pour en fait apprendre qu'il le savait très bien, mais n'avait jamais rien ressenti pour moi...
Alors moi et mes intuitions à la noix, c'est fini, fini !!! Pythagore n'en a certainement rien à faire du tout, sinon il me serait déjà tombé dans les bras ! Faut que j'arrête mes films !
31 mars 2008
La saga se termine...
La fin de la saga Pythagore se termine, enfin mal, enfin ça dépend pour qui.
Tout à l'heure repas chez lui avec d'autres. Je m'arrange pour que tout le monde se barre et qu'on reste à 2. Déjà, il semblait pas à l'aise, mais me barrait le chemin quand même. Il finit par descendre et je lâche : "Moi, je suis pas comme Miss Pot-de-Colle, je comprends que quand on répond pas à mes sms, il faut pas persévérer. Je me drape dans ma dignité et je lâche l'affaire. Sauf que je me suis sentie bien con et j'ai eu bien honte, mais c'est pas grave.
- Je sais, je suis un vieil ours qui vit seul avec son chien et finira vieux garçon.
- C'est ton problème.
- Enfin je t'avais pas mis dans le même sac que Miss Pot-de-Colle. (Heureusement, tiens, il me rassure !!!) Tiens t'as vu aujourd'hui, je suis encore plus beau, j'ai ma belle chemise (c'est ça, joue au con)
- Oui, peut-être, mais maintenant j'en ai plus rien à foutre, je te regarde plus. Bon allez, salut. Enfin tout ça tu le gardes pour toi, hein."
Et voilà. Tout s'est passé comme prévu finalement. Ce type n'assure rien, a peur. Il me rejette et pourtant j'ai l'impression qu'il veut continuer à garder l'ambiguïté. Il se tenait tout près de moi et me fixait, genre pour voir si j'allais lui sauter dessus. C'était peut-être la solution, mais je voulais pas me faire éjecter.
Donc je suis hyper vexée, mais tant pis pour lui. Il est peut-être passé à côté de l'occas de sa vie. Quand je pense que son pote Thalès paierait pour que je lui fasse de telles déclarations.
C'est fou, mais en même temps, maintenant j'ai l'impression d'avoir brisé la glace et j'ai presque envie de relancer le sujet dès ce soir en l'appelant.
Oui, oui, maso...



